Collo contre McDo

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Le tribunal de commerce

Une juridiction jugée par des commerçants élus, non par des magistrats professionnels. C'est elle qui tranche les litiges de franchise — et qui prononce les liquidations.

En bref

  • Juges non professionnels — les juges consulairesélus par leurs pairs et exerçant bénévolement. Formation de jugement collégiale (trois juges).
  • Compétence (art. L. 721-3 c. com.) : contestations entre commerçants, contestations relatives aux sociétés commerciales, et contestations relatives aux actes de commerce.
  • Compétence exclusive sur les procédures collectives (livre VI du code de commerce) : sauvegarde, redressement, liquidation judiciaire, ainsi que mandat ad hoc et conciliation.
  • Appel devant la cour d'appel.
  • Depuis le 1er janvier 2025, douze tribunaux de commerce sont expérimentalement transformés en tribunaux des activités économiques (dont Paris, Marseille, Lyon, Nanterre, Versailles).

Le tribunal de commerce est une juridiction singulière : ceux qui jugent sont des commerçants, élus, non rémunérés. L'idée est que les usages du commerce se jugent mieux par ceux qui les pratiquent.

Deux tribunaux de commerce structurent le dossier antibois. Paris, d'abord, en vertu de la clause attributive de compétence du contrat de franchise : c'est là que McDonald's a assigné et obtenu, le 18 mai 1998, la résiliation et l'expulsion — décision que la cour d'appel de Paris a en partie infirmée deux ans plus tard. Antibes, ensuite, qui a prononcé en 2001 la liquidation judiciaire des trois sociétés d'exploitation.

La clause attributive de compétence n'est pas un détail : elle oblige un exploitant des Alpes-Maritimes à plaider à Paris, avec ce que cela suppose de frais et d'éloignement.

Sources

Sources externes.

  1. Code de commerce, article L. 721-3 (compétence)Légifrance
  2. Lancement de l'expérimentation du tribunal des activités économiquesMinistère de la Justice

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