Collo contre McDo

Antibes · Côte d'Azur — 1987 › 2002

Collo contre McDo

Onze ans de travail, trois restaurants, douze millions de francs — et le récit d'un franchisé qui a refusé de se taire, jusqu'à la Cour de cassation.

L'affaire en une ligne

  1. 1987

    Contrat de location-gérance à Antibes

  2. 1995

    Un Quick avec drive ouvre à 300 m

  3. 1996

    McDo réplique : « Antibes Nord »

  4. 1997

    Effondrement — l'affaire devient judiciaire

  5. 1998

    Jugement, résiliation, expulsion

  6. 2000

    La Cour d'appel juge la résiliation abusive

  7. 2002

    Cassation : pourvoi non admis

Chronologie — glisser →

  1. 1987

    Location-gérance

  2. 1998

    Jugement & expulsion

  3. 2000

    Résiliation abusive

  4. 2002

    Cassation

Le mot de Bernard Collorafi

Amis internautes, j'ai collaboré avec la société McDonald's® en tant que franchisé pendant neuf ans, sans le moindre problème.

À Antibes, j'avais fait d'un restaurant du Centre Commercial Carrefour un établissement-témoin de l'enseigne. J'y ai consacré onze ans de ma vie et près de douze millions de francs. Puis un concurrent s'est installé à trois cents mètres, et la logique a basculé : pour le contrer, McDonald's a multiplié ses propres restaurants dans ma zone de chalandise — et m'a laissé sombrer.

« Cette rupture était abusive, conduite de mauvaise foi. »

Cour d'appel de Paris — 8 mars 2000

Quand je n'ai plus pu payer des redevances devenues intenables, on a fait jouer les clauses, ordonné la résiliation, puis l'expulsion. J'ai refusé de me taire. La Cour d'appel de Paris a fini par le reconnaître — mais le combat s'est poursuivi jusqu'à la Cour de cassation, et jusqu'à Strasbourg.

Ce site rassemble l'intégralité des pièces de ce combat : décisions, conclusions, expertises, correspondances, presse. Rien n'est caché. À vous de juger.

Pièce maîtresse

se lit sans quitter le site

8 mars 2000 · Cour d'appel de Paris, 16e ch. A

L'arrêt du 8 mars 2000

La Cour infirme partiellement le jugement et dit la résiliation abusive : les commandements de payer visant la clause résolutoire ont été délivrés de mauvaise foi. McDonald's aurait dû proposer un plan d'ensemble sur dix-huit mois.

  • Résiliation de plein droit écartée
  • 4 528 333 F d'immobilisations + préjudice moral
  • Dépens : trois quarts à la charge de McDonald's

Les 85 pièces

Classées, datées, nettoyées. Chacune se lit en ligne, avec sa synthèse.

Déjà en ligne

La presse, 1995

Le décor de l'affaire : la puissance de l'enseigne, l'année même où tout commence. Chaque coupure se lit en ligne, avec sa fiche.