Antibes · Côte d'Azur — 1987 › 2002
Onze ans de travail, trois restaurants, douze millions de francs — et le récit d'un franchisé qui a refusé de se taire, jusqu'à la Cour de cassation.
L'affaire en une ligne
Contrat de location-gérance à Antibes
Un Quick avec drive ouvre à 300 m
McDo réplique : « Antibes Nord »
Effondrement — l'affaire devient judiciaire
Jugement, résiliation, expulsion
La Cour d'appel juge la résiliation abusive
Cassation : pourvoi non admis
Le mot de Bernard Collorafi
Amis internautes, j'ai collaboré avec la société McDonald's® en tant que franchisé pendant neuf ans, sans le moindre problème.
À Antibes, j'avais fait d'un restaurant du Centre Commercial Carrefour un établissement-témoin de l'enseigne. J'y ai consacré onze ans de ma vie et près de douze millions de francs. Puis un concurrent s'est installé à trois cents mètres, et la logique a basculé : pour le contrer, McDonald's a multiplié ses propres restaurants dans ma zone de chalandise — et m'a laissé sombrer.
« Cette rupture était abusive, conduite de mauvaise foi. »
Cour d'appel de Paris — 8 mars 2000
Quand je n'ai plus pu payer des redevances devenues intenables, on a fait jouer les clauses, ordonné la résiliation, puis l'expulsion. J'ai refusé de me taire. La Cour d'appel de Paris a fini par le reconnaître — mais le combat s'est poursuivi jusqu'à la Cour de cassation, et jusqu'à Strasbourg.
Ce site rassemble l'intégralité des pièces de ce combat : décisions, conclusions, expertises, correspondances, presse. Rien n'est caché. À vous de juger.
Pièce maîtresse
8 mars 2000 · Cour d'appel de Paris, 16e ch. A
La Cour infirme partiellement le jugement et dit la résiliation abusive : les commandements de payer visant la clause résolutoire ont été délivrés de mauvaise foi. McDonald's aurait dû proposer un plan d'ensemble sur dix-huit mois.
La synthèse
La clause résolutoire s'impose au juge, mais son application doit être de bonne foi (art. 1134 C. civ.). Les restaurants SEBOL (Carrefour) et B & O (Antibes Nord) forment une entité économique conçue en synergie contre le concurrent Quick. McDonald's, qui connaissait les pertes, aurait dû proposer un plan d'ensemble sur dix-huit mois ; l'avenant ponctuel était dérisoire. Les commandements de payer ayant été délivrés de mauvaise foi, la résiliation est abusive.
Mais le préjudice est limité : même avec ce plan, les sociétés seraient restées déficitaires. Pas de perte de chance de rentabilité.
Chronologie du procès
De la location-gérance d’Antibes (1987) à l’arrêt de la Cour de cassation (2002) — tout le dossier, dans l’ordre du procès.
Nettoyées, océrisées, datées. Chaque pièce s'ouvre en ligne dans le lecteur.
Jugements, arrêts et ordonnances.
Conclusions, mémoires, dires et assignations des parties.
Expertise judiciaire et rapports.
Lettres recommandées entre Collorafi, McDonald's et les avocats.
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Pourvoi, requêtes, délibérés et états des créances.
La couverture presse de l'affaire.
Textes de loi, droits fondamentaux et doctrine juridique réunis au dossier.
Actus
Des articles de contexte pour situer ce dossier : le droit de la franchise, les grandes affaires judiciaires du groupe dans le monde, les jurisprudences.