La liquidation judiciaire est le terminus des procédures collectives. Deux conditions cumulatives : l'entreprise est en cessation des paiements — elle ne peut plus payer ce qui est exigible avec ce dont elle dispose — et son redressement est manifestement impossible. Le tribunal met alors fin à l'activité et organise la réalisation du patrimoine.
Le débiteur perd la main : il est dessaisi de l'administration et de la disposition de ses biens. Un liquidateur le représente, vend les actifs, vérifie les créances. Le juge-commissaire admet ou rejette chaque créance déclarée ; la liste qui en résulte forme l'état des créances, déposé au greffe et consultable.
Le redressement judiciaire est la procédure voisine, ouverte lorsque le redressement n'est pas manifestement impossible : elle s'ouvre par une période d'observation, au terme de laquelle le tribunal arrête un plan, ordonne une cession, ou bascule en liquidation.
Les trois sociétés de Bernard Collorafi — SEBOL, B & O, Les Pins — ont été liquidées par le tribunal de commerce d'Antibes en 2001. Le dossier conserve les états de leurs créances.