La mise en demeure est l'acte par lequel le créancier interpelle formellement le débiteur. Le commandement de payer en est l'espèce la plus comminatoire : délivré par un commissaire de justice, il ouvre un délai à l'expiration duquel une sanction précise se déclenche — l'acquisition d'une clause résolutoire, ou une saisie.
Sa rédaction n'est pas une formalité. Pour jouer une clause résolutoire, la mise en demeure doit mentionner la clause expressément. Et la jurisprudence apprécie la loyauté de la mise en œuvre au regard du commandement lui-même : ce qui est reproché ailleurs ne compte pas.
Dans le dossier antibois, ce sont les commandements de payer délivrés en 1998 que la cour d'appel de Paris a jugés délivrés de mauvaise foi — d'où le caractère abusif de la résiliation.