Le certiorari est l'instrument par lequel la Cour suprême maîtrise entièrement son rôle. Elle n'accorde l'examen que pour des « raisons impérieuses » : un conflit entre cours d'appel fédérales, une question fédérale importante non tranchée. Une simple erreur des juges du fond ne suffit pas.
La conséquence est celle qu'il faut retenir, parce qu'elle est constamment mal rapportée : quand la presse écrit que « la Cour suprême a validé » une décision en refusant de l'examiner, elle se trompe. La Cour n'a rien validé. Elle a estimé que l'affaire ne méritait pas son temps.
Le raisonnement est exactement le même qu'en France pour la non-admission d'un pourvoi : la décision attaquée devient définitive, sans qu'aucune juridiction supérieure ait dit qu'elle était bien fondée.