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Pg:
AUDIENCE du 9 février
199฿
a 14heures
à Messieurs les Frésident el Juges
composan: la lère Chambre du
Tribunal de Commerce de PARIS
CONCLUSIONS
LOUR :
1. la société SEBOI
Société anonyma al capital de 250.000
francs,
immatriculée au Registre du connerce
d'ANTIBES
sous le numéro RCS B 340 945 062 (88 3 656)
dont le siège social est CENTRE COMMERCIAL CARREEDUR
Chemin de Saint Claude, 06660 - ANTIBES
représentée pa= ie Président du Conseii d'administsation,
Monsieur Bernard COLLORAFI, domicilie au slege social
la oociété B et o
société à responsabilité limitée au capital de
56.000 Sranes,
danarriculée an registie
du commerce
d'ANTIBES
90u8 ie ruméro RC E 108 592 236 196 E 38)
dont le siege social est rond-point weiseller
route de Grasse, 06600 - ANTIBES
représentée par son gérant, Monsieur Bernard COLORAFI
domicilié au siege social
la socióté SARI LES PINS
intervenante
volontaire
dont le siège social est 32, avenue de Cannes
06160 - JUAN LES PINS
représentée car son gérant, Monsieur Bernard COLLORAFI
domicilié au siège social
Monsieur
Bernard COLLORAFI
né le ler décemoro 1915 à SOUSSE,
TUNISIE
de nationalicé française, agissant en son nom personnel
et en sa qualité de signataire des contrato de location gérance
demeuran: 21 b, chemin do J'Estelie, 06116 - LE CANNET ROCHEVILLE
Me Jean-Paul CLEMENT
Avocat au Bariean de
PARIS
75, avarue Mozart,
75016 - PARIS
I° O: 45 27 63 02 - TELECOPIE 01 45 27 67 13
PALAIS B 405
e: Me Michel SEVELLEC, SCP d'avocats
72, avenue Marceau, 75068 - FARIS
T* 01 47 20 92 40 - TELECOPIE 01 47 20 12 40
PALAIS W G9
Pg:
CONTRE :
La société MC DONALD'S FRANCE
société anonyme du capital de :80.000.000 francs
immatriculée au Registre du Commerce de VERSAILIES
sous le nuróro 3 722 003 936
dont le stege social est 1, Ile Gustave Filtel
78045 - GUYANCOURT CEDEX FRANCE
Ieprésentée par le Président du Conseil d'administration
ayar: poui avocats
Me jean Marie LELOUE, Michèle LELOUP
et
Philippe MISSEREY
Avocats
associés cu
Cabiret d'avocats LELOUP
E1, tue Renaudot,
86000 - POITIERS
et la SC=
VINCENT MOLAS LEGER
CUSIN
Avocats au
Barreal de PARIS
87, boulavard Saint Michel,
75005 - PARIS
PALAIS E :59
Pg: 6
PLAISE AU TRIBUNAI
SURUN PROCEDURE
Monsieur
Bernard COLLORAFI
Il convient de rappelez que les sociétés sEBOI, B 6 0 et
ort assigné
26 juir. 1991 1a société Mr
DONALD's devan= le Tribunal de commerce de PARIS POUI VOLE :
i-dire
et juger que la
SOCiétÉ MC DONALD'S n'a pas exécuté de bonne
foi ses obligations
condamter en conséquence à indemiser les demandeurs du
préjudice subi, en versant :
• à la société SEBOI la some de 30 millions de francs, sauf à
parfaire
parfaire
• à la société B & O la somme de 5 millions de francs, sauf d
à Morsieur Bornard COLLORAFI la somme de I0 350 000 franos,
sauf à parfaire
• ainsi qu'à 50 000 franes à chacune au
titIe
du NCPC »
l'article 700
L'affaire a été évoquée 4 trois reprises devant le Tribunal de commerce (8
septembre, 6 octobre, e= 7 noverbre 1597| at la société MC DONALD's r'a pas
devois prenare des conclusiors motivées en réponse à l'assignation, et
à l'audience du 3 novertre 1397, a fait renvoyer detre affaire a 1018.
Çe sont les sociétés SEBOL et B a D ainsi que Monsieur Bernard COLLORAFI
qui, par l'intermédiaire de leur avocat mandataire d'audience, Me SEVELLEC,
demandèrent à fanie reveri: cette effaire devent io Tribural ce commerce,
et ce, à l'audience du 9 février 1998.
1' intervalle,
gociété MC DONALD's a cru devoir
galgir Mondicur le Président du Tribunal de commerce de PARIS statuant en
référé dans la journéo du 9 danviez 1998 pour l'audience du :5 janvier 1998
aux ting de lui demander :
- d'ordonner aux sociétés SEBC., A & O et L'EURI LES PINS
« d'arrêter
d'exploitation du torgs
restauration rapide apparterant à ia
societé MC DONALD'S FRANCE
ordonner l'expuision des dites sociétés des locaui *
situées aux différentes adresses précisées ci-dessus,
- d'enjoindre aux dites sociétés de remettre
au propriétaire
fonds
- les clefs du restaurant
Pg:
- le liste du personnel
- les contrats de travail ainsi que les dossiers selatifs a chacun
des salariés, afin de permettre la poursuite normala des contrats de
- Les compres de l'exploitation jusqu'au jous de l'abandon de cette
exploitation par les dites sociérés.
- dire que ces trois sociétés et Monsieur Bernard COLLORAFI, gérant
de ces socié lés, devient exécuter l'intégraiité
des dispositions
ci-dessus, sous peine d'astreinto
- nommer ME ZONINO pour effectuer l'inventairo
- donner acte à la société MC DONALD's de ce gu'elle se réserve de
faire valoir tous draits à l'égard des dites sociétés
- condamner les ditos sociétés à verser chacune la somme de 10 000
francs du titre de L'article 700 du NCPC.
Pai vadonnance rendue le 15 janvier 1998, le Président du Tribunal de
de BARIS a dit
n'y avait. lieu à
référé et a débouté la
société Me DONAID's de sa denarde.
Depuis cette audience, la société MO DONALD'a a,
d'une reçusit à
Monsieur le Président du Iribunal de commerce
PARIS assigné la société EURI LES PINS aux mêmes fins,
en demandant
d'ordonne: la jonction de cette inscenco avec l'affaire opposant la société
MC DONALD'S FRANCE à Monsieu= COLLORAFI et aux sociétés SEBCL et B & C.
Il convient de donner acte aux concluants de leur accord sur la jonctior
des deux affaires.
on peut coter également que, très curieusement, des
conclusions au fond devant le Iribunal
cormeIce de PARIS
cormuniquées par télécopie le 10 Janvier 1998 dans ie cadre de l'instance
en référé alors m'elles n'araient pas die régulièrement signifiées aux
udiences de DIOCédIE Des LoradioT ayant été adressées efficiellener
ar Les mandataires d'aucience ie 32 Janvier 1996, postérieurement
l'audience de référé.
SUR LES FAITS
assignation
référe
que dans ses
conciusiona au ford et dáns s0n
assignation à brefs délais contre
société EUR LES PINS, la
socLEté MC
DONALD'" passe sous silence les
Aléments essentieis des relationa cons=actuelles existent ertre la société
MC DONALD'S FRANCE et Monsieu= Berrard COlIORAFI, agissont tant en son nor
personnel qu'en sa qualité de Président ju conseil d'admincetration de la
société SEBCL et dérant de la société 3 = 0 et de l'EURL LAS FINS, et elle
se cormunique que
sa propre
« oubliant » Les lettres
circonstanciées adressées par Morsieur COLLORAFI.
Pg: B
Il convient de sappales que Monsieur Dernará COLLORAFI a signé un coltrat
de location gérance pour ouvrir un restaurant MC DONALD'» dans la galerie
commercisle
CARREFOUR * ANTIBES et ce,
It 3 acût 1967,
démissionné de ses fonctions de directeur d'agence dans une barque à MOLGIN
ei effectué un stage non rémunéró à ses frais, dans des restaurants MC
DONALD's pendant neuf mois, faisant ainsi un investissement, en tempo et en
argent, considérable.
Il était ainsi le I8èmo franchisé du réseas MC DONALD'= let le 45ème
restaurant MC DONALD's en FRANCE)
et faisait confiance au
réseau MC
DONALD's à un moment cù le réseau, bien que très connu aux Etats Unis et
dans certains pays du monde, étain encore très largement réconnu en FRANCE.
ie contrat prévoyait ina redevance de gérance de 12 à avec un minimum de
francs
mensuel,
services de
participatiun à la publicité nationale de 4,5 #.
mérites de
toi d'une
plaquette très élugieuse, où l'on vantait les
franchise et d'ur documens personnalisé irtitula
* ETAT
DES PERTES IC PROFITS »
qu'il signa le contrat.
Ce dernior documer: prévoyait
des ventes nettes de 12 500 000 francs 1a
première année et de 19 000 000 francs la troisième année,
avec
Ievenu
net négatif pour 1a première
année de 433 750 francs,
mais
un bénéfice de 1 233 B10 fraros pour la trcisième année.
Grâce au travail acharné de Monsigui COLIORAFI, Lo chiffre d'affaires de 19
francs
fut pratiquement
atteint
la trcisière année 118 329 000
Irancs en 1989) et augmenta régulièrement jusqu'à 1933 (27 973 000 francs).
Parallèlement, si
les deux preniers exerciçes furent er perte.
rancs) les béréfices rommencèrent à voirdre en 1999 1311 000 francs
étre
de 1 453 000 franes en 1993.
1- 2 430 000
pouI
L'année 1994 vit una sagnation du chiffio d'affaires 127 372 009 france)
et di résultat net (i 330 000 francs), tandis que l'année 1995 fut l'amorce
d'un recul (24 754 00C francs) et 1 010 000 francs de rêsultate nets, dos
essentiellement à l'ouverture d'ur. restaurant QUICK à quelques centaines de
mètres du sestaurart exploité la suciété SEBQ.
c'est dans cette conjoncture qui commençait à devenir
difficile, que Monsieur COLLORAFI apprit que MC DONALD's avait l'intention,
pour contrer son conquIrent QUICK,
d'installer un deuxième restaurant
centaines de mètres du
commercial CARREFOUR où
Implanté le premier restaurait géré par la société SEBOL stadans sa zone
primaire de chalandise.
Poul éviter qu'un autre frarchise re s'y installe et récapère ainsi une
partie de sa c-lantèle, Morsieur bernaId COLLORAFI n'eut d'autre solution
que de faire l'ellort d'investissement et de cravail pour ouvrir,
octobre 1996, à son corpo dtfendant, un deuxième restaurant situé
zone primaire de chalandise, dort il confia la gestion à une SARL B & 0 2.
Pg:9
dont 1l devenait le dérari, en faisant apport porsonnel à cette société de
son compte courant positif dans la société SEBO...
confiée à une société 3 6 0 pouz une ouverture le 9 octobre 1996, tour. en
manifestant imnédiatement ses craines sur l'impact de culte ouverture gur
son premiar restaurant.
Les conditions financières étaient encore plus dures, puisqu'il était prévu
20 % do redevances de gérance + 5 i de redevances de services et 4,5 % de
partiessario a la pusiette, avec une sedevence minimum de 15 00l Eranes — 245 000/
HE mensuelle, chiffre qui fut ramené paz avenant au contrai le 10 Juin 1997
à 180 000 franes NT mensuera es 17 % de redevances, et ce uniquement pour
l'année 1997.
des craintes se trouvèrent justifiées quisque le chiffre d'affaires de la
SEBOL pOuI 1995 chuta de 33 * (18 300 000 francs) et pour 1997 de
plus de 50 § là peine 11 500 (00 frarcs).
Si
le résultat nat après inpót chuta en 199€ de 300 ¿ (350 000 francs), ce
résuitat sera négatif pour 1997 pour plus de = 000 006 francs pour la seule
sociéLé SEBOL.
la fir. de
apprit que la société MC
DONALD's poursuivait sa politique d'irplantation
intérêts
franchisés,
prévoyant
restaurants à ANIIBES QUEST
et
VALLAURIS,
qu'elle comptait confier au franchisé de CANNES, Monsieu# Patrick GILARSKI
(précédemment Vice-président de MC DONALD'S FRANCE) et constituer avec lui
une jcint-venture,
les permis de construire demandés par la société MC
DONALD's ayant été obtenus e= les constructions en coura de réalisation.
voi: s'installer d'autres franchisés dans sa zore
chalandise, 1l denanda, toujoura à
son corps défendant, à la sociésé MC
DONALD's que lui soient attribués
ces deux restaurants,
ce qui permettrait
de réalioes des économies de
Après avoir essuyé ir. premier refus,
ii revint 4 la charge,
et finalement
obtint de pouvoir buvrir ur troisième restaurart
* ANTIBES QUESI, tandis
qu'un autre franchise, Monsiele GILARSKI ouvrait à la Même époque lavril
un restatiant à VALLAURIS,
situé dens la zone de chalandise
premier restaurent de Monsieur COLLORAFI et beaucoup plus près de son
restaurant que de ceii ouver: à CANNES par Monsieur GILARSKI.
ce contrat était fait à des conditiona pius rigoureuses que le premier,
puisque la redevance Eroportionnelle étais de 15 %
100 000 franca HT et une redevance de services de 5 $ et de participation
à la publicité de 4,5 %.
Tout au lang de l'année 1997, MOnsieu= COLLOPAFI ne cessa d'alerter la
société Mr DONALD'S Sur l'impact considérable causé par ces cuverturos =ous
azimuts, en demandant des compensationa.
La comparaison des chiffres d'affaires 1996 et 1997 pour la société SEBOL
démontre un impect gicbal de 50 $ c'est-à-dire une ampuration de chiffre
d'affaires de 50 $.
Pg: 10
En ce qui concerne le deuxième restaurant exploité par la scciée B & D,
l'impact
de l'ouverture
des
deux nouveaux
inmédiat dès le mois
de mai
1997 Imoina
19 $
restaurarts
SUI
MC DONALD'= fut
les
prévicions de
MC DONALD' s)
et se poursuivit tout au
prévisions).
long
de l'année
1- 30 %
SUI
les
En délinitive, le chiffre d'affaireo das trois restaurants a dépassé en
1997 légèrament le chiffre d'affaires Italise par
la sosjété SEBOL
en
1994 127 00C 000 francs) puisqu'il est de 31 000 000 franco, mais il as
représanta que f0 i des prévisionnels
réalisés par la société
ME DONALD' g. (52 C00 000 francs)_
Malgié les demendes prestantes de
MONS-GUI COLLORAFI,
MC DONALD's refusa téute concession et soute aide financifie et c'est dans
ces conditions que Mensleur Bernard COLIORAFI et les sociétés SEBOL
l'obligation
d'assigner des
mois de juin 1997
franchiseur devant le Fribunal du comnerce dm PARIS FOur faire estine:
préjudice sut: du fait de la politique insensée de io saciété MC DONALD's.
SUR L'ECONOMIE DI: CONTRAI
Il conviens de souligner les conséquences perverses du contrat de location-
gérance,
notamment
lorsqu'il
est
AxéCuTé
de
mauvaise
foi
paI
le
tranchiseur, ce son= le frarchisé ne peut se douter loraqu'il signe le
contiat.
La tranchisó est en réalité ur faux franchisé, puisqu'il est Locatairo
gérant pour une durée de ving: ans et qu'à l'issue du contrat, il n'a rien
capitalise puisqu'il n'est pas propriétaire du fonds de commerce,
qu'il a investi pour l'amenagerert et le matériel d'égripement, conne en
l'espèce 0ù Monsieur COLLORAFI a investi 10 000 100 francs, dont une somme
de 3 135 707 francs reste dûe aux banques.
Le système repose doro sur la réaligation de bénéfice? qui, ajoutés à 1a
rémunération nomale du franchisé, lui permet de retirer une rentabilita
qui foi: étre dunivalente à ceile qu'otiendrait un franchisé propriétaire
de son fonds de commerce.
=la suppose qu
riderment pao été lo car
le contrá: soit exécuté de bonne
ce qui
Il corvient de noter également que bien que l'esprit
de parterariat est
vanté dans tous les documents eranant de MC DONALD's, li s'agil en l'espèce
d'un partenariat à sens uniqie.
Si le chilfre d'affaires du franchise augmente,
le franchiseur en profite
par le biaia de la redevance de ? $ pour la société SEBOL,
20 ₺ pour la
société 8 8 0, 15 % pour la société LES FINS lajoutée à la sedevance ce
services de 5 %) avec un minimum forfaitaire.
Ei le chiffre M'attaires du franchisé baisse, sa rentabilité dimizue et
peut devenir mêre négative (ce qui est ie cas en l'espèce) tandis que cette
situation n'a aucun impact sur MU DONAID's puisque le franchiseur a prévu
une redevance minimum forfaitclit
Pg: 11
- de 150 000 frarcs HT pour La société SEBOL
- de 215 000 francs HI, pour la sociótó E 6 • =
- de 100 000 frares HT, pour la société LES PINS,
soit au total une redevance mensuelle de 495
000 france PT, soit 5 940 000
francs annuels HT.
Ainsi dong, tous les risques sont pour le franchisé qui, s'il est en
dessous
du seuil lègle toujaurs
chiffie
d'affaires qui peut etre déclinant, ce qui a été le cas en l'espèce.
C'est dire qu'arrivé à un certain seuil, le franchisé ne peut plus règler
la redevarce, et c'est ce qui est arrivé en l'espèce.
soutenir, corme le fait le société MC DONALD's dans ses conclusions devent
le Tribunal de
Monsieur COLLORAFI
31 millions,
a! chi-ire d'affaires
précédent, est aberrant puisque, o'11
réalisé ce chiffre d'affoires
avet un seul restaurant, il aurait règlé une redevance annuelio do :
31 000 000 × 12 = 3 726 000 francs HT
alors qu'il doit règler ure redevance minirum arnuelie de 5 §40 000 francs
HT, soit une différence de 2 220 600 francs H° par an, sauf pour l'année
1997, une différence de 1 440 000 francs HT..
dire que dans ce « partenariat »
particullèrement inégalitaire, la
MC DONALD' a a intérêt
le maximum de restaurants
percevoir le Máximum de redevances par le biais de la redevance minimin, co
qui lui permet de surcioit d'éliminer la concurrerce externe, ce dont elle
se vante d'allleurs dans ses conclusions (élimination de BURGER KING).
La stratégie de la sociéré MC DONALD's es= au demeurant évidente, puisque
- d'une part, les franchisés, et notamment ceux de la région Sud-Est dans
d'affaires régulièrerent diminuer (le chiffre d'affaires moyen est passé de
• 17 000 000 franes er 1993
• # 18 CO0 000 francs en 1994,
• à 18 800 000 francs en 1935
• à 15 600 000 franca en 1996
. # 14 800 000 Irance en 19971,
d'autre part,
de vo DONALD's an
exploitation propre conne en locatior gérance, est passé de 5,4 milliards
en 1994 è 3,4 milliards en 1997 (soit uze augmentation de 55 %)
Cotte augmentation est dde à L'augmentation du nomore de restaurans Qll
est passé de 354 1 630 (plus 98 %) el non pas à l'sugmentation des chiffres
d'affaires des restaurants franchisés (qui, au contraise diminuent).
Pg: 12
il apparait donc que la stratécie de la société MC DONALD's est d
plafonner les chiffres d'affaires des
franchisés en leur refusant d'ouvri
le nouveaux restaurants ou es le faisant aveó séticence (ce qui permettrai
• ces franchisés d'amortir leur coût) tandis que la société MO DONALD'
elle-méme continue à améliorer ses
crifire d'affaires (+ 55 %) que sur ie plan des profits obtenus notamment
par le biais de la redevance ninimum.
Les risques sont dont pour les franchisés
et le profit
toujcurs
franchisent, quelque soit l'hypothèse.
pOus IC
OU EST ESI FARIENARIAT TANT VANTÉ ?
En effet, en cas de nouvelle ouverture d'un restaurant, méme impactan= la
zone du premier restaurali, les pufits de la société YO DONALD's sont les
suivants
- la nouvelle redevance ferfaisatre qui s'ajoute à La première
- les iedevances proportionnelles
qui seront réglées ultérieurement dans
le cas d'un dépessemont du minimum
En
Ievanche,
le franchisé eat condamné à ouvrir de nouveaux restaurants,
faute de quoi il perdra du chiffre d'affaires et de la rentabilité, passant
d'un bénétice substantiel à une perte.
I'ost la raison Deur lasuells Monsieur COLLORIE, a DEIERt & MOnticu
DAVEES, franchisé MC DONALD's de GRASSE Qui était vordeur, de Jui
reprendre 30n restaurante sons, réserve de l'acccid de la sté MO
DONALD's à qui le double de ne lettre cinit envoyé.
«pant lui verrettre da supporter l'ensemble des frais généraux »
pièce 74 adverse )
C'est ce qui s'est passé pour bernard COLLORAFI qui, comme le souligne la
société MC DONALD'S, es=
passé d'un résultat ne= de 1 400 000 Érancs
à un résultat net de 552 0C0 franes en 1996 et à une perte qui sera de
3 200 000 franca pour l'ensemale des trois sociétes en 1996 et 1997.
Ii convient d'avoir présent à l'esprit que si Monsieur COLLORAFI avait
laissé un autre franchisé cuvrir à sa place le restaurant de la société B &
• et celui de la gociété LES PINS,
r'aurai= pas récupéré le chiffre
d'affairco de sus restauraris er aurait ainsi vn sor chiffre d'affaires
toral poLI son
restaurant passer de
27 000 000 Irancs, puis de
24 000 001 frarus
à 1l 500 000 frenos (chiftre d'affaires réalise par la
société SEBOL en 1997), co qui aurait à coup sur provoqué le depôt de bilan
SUR LA FOLITIQUE DE DEVELOBPEMENT DE LA SOCIETE MC
DONALD's
Il corvient de soulignes que la société MO DONALD'S maitrise l'ersembia de
l'opération et est l'unique décisionnaire quant au choix de l'Implantacion
du site.
ax reçu de : 01 45 27 67 13
Py: 13
Flle est généralement propriétaire du tarrain
Elle est Ioujouis propriétaire des constructions
Elle est Iguigurs propriétaire du fonds de commeice.
En pratique, les franchisés ne sont prévenus que quelques semaines avan
l'ouverture er la société MC DONALD's
choisi: « souverainement I'heureux
élu » qui va être autorisé à ouvriI.
C' est par un abus de langage que la société MO DONALD' = a pu écrire dans
ses conclusions officieuses que
* Monsieur COLLORAFI a souhaité prendre ce restaurant en locarion
gérance, Satisfaction jui a été donnée par MC DONALD'S FRANCE ...
Mongleur COLLORIFI a ajors souhaité continuer à participer à 1a
du réseau
MC DONALD'a en demandant
gérant, d'un fonds de commerce en projet à ANTIBES
son= odieuses dans la mesure où la politique décidée
unilatéralement pe= la société MC JONALD's à contraint, Monsieus COLLORAFI a
cuvrir des restaurenes, sous peine de disparaitie
La contrepartie, si la gutiété MC DONALD'S avait respecté les règles de
paiterariat
bonne foi qu'elle prône,
aurait dû être une diminution
sensible des redevances qu'elle
avais promise dans sa leltre du 1ê février
Maigré
les demandes réilérées de Monsieur COLLORAEI il n'en a rien
été.
g'il es=
ne prévoi: pas
d'exclusivité
territoriale, il n'er, reste pas moina
que la sociéré ME DONALD' 5 est tenue
de laisser à chaque restaurant une zone de chalandise In: permettant de
réaliser la chiffre d'afiaires prévisionnel établi par MO DONALD's avant
chaque ouverture. L'ouverture d'un
nouveau reataurant dans cette zone de
clalandise.
a
fortio=i
dans
la
zone
primaire
de chalandise, est une
infraction grave au contrai
(VOiE jurisprudence BUI : jugerenE
du Iribunal de ComigIce de PARIS, 30
septembre 1993, confirmé par PARIS Sème Chambre C, 3 sévrie= :994).
SUR LE PROFIT DE MONSIEUR COLLORAFI
les tableaux cormentés dans les conciusiors au fond de la société NO
LONALD's sont éivguents, même
d'iis se gardent bien de
faire état. de
l'année
1997, année catastrophiche pour les restaurants de Monsieur
COLLORAFI.
Ils démontrent que sur onze années d'activité, seules les anrées 1991 a
ont dégagé
résultat net sigrificatif
correspondant aux promesses contenues dans les documents fournis avant la
signalure du contrat par MC DONALD's. Les sésultats
des derx premières
années furent très Largement négatifs Imoins 2 500 000 francol, les Jeux
années suivantes très légèrement positifs ainsi que L'année 1996; quant
l'année 1997 qui ne figure pas, et pour cause,
tableaux fournis
société MC DONALO's, eile est très largenen: négative, de même que
1e sera l'arnée 1998.
Pg: 14
Société SEBOI 1997
Société 3 4 o 199€
Société B & 0 1997
soclété LES FINS 1997
- 1 000 000 francs
- 1 200 002
TOTAL
- 3 200 000 frares
c'est dire que ce n'esi pas in gestion de Monsieur Bernard COLLORAFI qui
peut être en cause,
Bion au contraire, il sera démontré que dès la dernler trimestre 1996,
lorsqu' 11 OUVIe
restaurant drive
ps= l'intermédiaire de
" a O, il réalise une écosomie de crarges drastique sur la socleté SEBOL.
société
Il convient de rappele= que :
- depuis dix ons il n'a jamais
eu d'observation délevorable sur s gestion,
les documente comptables
étant exaninés
chaque mois par là société
DONALD's
- que toutes les dépenses
restanianta
effectuées
l'ont été dans
l'intérêt des
- qu'il
MC DONALD' g
toujours été félicité par les dirigeants de la société
- que tous ies cartiales
etfectues lii ont donné les coefficients maximum
de Qualicé, Sarvice,
tropreté
¡ cotes A ou Es c'est-à-dire exceptionnel ou
excellent,
récertent,
novembre
1997,
pour le dernier
restaurart suvert
en avril 1397.
là noter que les enrtzóles pout les deux
Iestaurants
ont été effectués en noventre et décembre 1997 et
qu'oralemen=
les rotes
→ ont été obtorucs, ainsi que cela est
conflamé par le personnel des sociétés SEBOL et B à C).
Iti ailleurs, Monsieur Deris HENNIQUIN, PDG de MC DONALD's, dans une lettre
du 13 Janvler 1997 adressée à tous
franchisés du réseau, qualifie
restaurants
DONALD's
professionnelisme, équipe recrutee, animée et dirigée par Bernati COLLCRAFI
depuis plus de dix ans
C'est dire que la cnute de chiftre d'affaires et de rentabilité ne provient
pas de fautes de gession ou d'une
nor-application des
néthodes de
DONALD'9, mais provient uniquement des décisions désasireuses príses
ME DONALD's en méconnaissance de l'étrique de la franchise, d'ouvrir tous
azimuts des restaurante, au mépris des intérêts les plao dlementaires de
Quant au tableau intitulé :
* la rémunération brute,
avantages en rature
déclarés inclus »,
(pidoo comauniquée par la société MC DONALD'=),
il est confcime à la rémunération de tous les gérants MC DONALD's ayant des
restaurants aux criffreg d'attzires similaires.
Pg: 15
• remunélation de Monsieur CCLLOKAŁI est meme inférieure à colle préva
ar MC DONALD's dans ses docurents
Il est donc scandaleux de fausser le raisonnement on l'arrêtant à l'année
1996, puisque c'est justement À partir d'octobre 1996 que la situatior. va
changer.
En effet, si l'on tait 17 balance des résultats nets sul diz ans en tenant
compte des pertes de 1996 es 1997 ici en intégrant les pertes de B & 0 et
de la société LES PINS, ce r'est pas 4, 587 280 francs de résultats pour
onze ans, mais
$ 587 280 frarco - 3 20C 000 francs = 1 400 000 francy arrondis.
En ce qui concerne la rémunération de Morsizui Bernara COLLORAFI, il faut
évidemment déduire les charges sociales, soit
5 740 000 francs x 2Q = 1 000 C00 franos arrondis, soit ure rémunération
nette avani impôt de 4 740 OC0 francs pour onze ans soit 430 000 Irares
nete avant
impôts,
rémunération
inférieure à la rémunération moyenne des
franchisés performants du réseau MC
DONALD' §.
Par ailiaurs, sur ces sonnes pertues par Monsieur COLLORAFI, il a reversé
1 500 000 franos dens ses trois sociétés.
où est l'enrichissement personcel de Monsieur COLLORAFI all détriment de ses
sociétés 3
avait diminué sa rémunération annuelle
(par exemple de 100 000 francs qu 200 000 francs) cela lui aurait perris de
redevances à hauteur de 5 600 000 de francs par an ... est
DISCUSSION
Il convient de rappeLer qu'après avoir vainement tenté de
convaincre pendant plus de six mais la société MC DONALD's de la nécessitá
de Irouver une solution aniable pour réparer le préjudice suci par les
différentes ouvertures de restauranes, Monsieur gernard COLLORAFI s'est
trouvé dans l'oblication d'assigner son franchiseur pour faire fixer par le
Tribunal le montant de se préjudice.
Aucune Lentative de rapprochement ne fut tertée par la société MC DONALD'S
pendant l'ett, et aux trois audiences la sociézé MC DONALD's ne daigna pas
déposer ses conclusions er fit nête renvoyer l'affaire au rôle.
Dès que Monsieur Bernard COLLORAFI reçut les trais lettres de mise en
dameure fin novembre 1997, 11 fit aussitôt faire des démarches au greffe du
Iribunal de COMMerCE Ce KAIS par l'intermédiaire de son mardaratie
d'audience, Me Michel SEVERe pour faire severiE l'allaie le plus
rapidenent possible, et d'est lui qui a obtenu la date du 9 février 1998.
Pg: 1
1 convient de soulignes avec force que si les troi
sociétés górées par Monsieur bernard COLLORAFI ont réglé incomplètement le:
redevances dies
laucune redevance n'est dle pour
antérieures),
conséquence de
l'exécution de
mauvaise
la société MC DONALD'S
C'est cette société qui est à l'origine des diificultés des trois sociétés,
rendant impossible le règlement complet des redevarces.
NEMO AUDITUR PROPRIO TURPTTUDINEN ALLEGANS !
Il convient de souligner :
- que la société LES PINS dernièrerent cidée, a règlé ses redevanceo pouI
les mois d'avili, mai,
juin, juillet,
août, septembre 1997 et Janvier 1999
et ne
reste devoir que les redevances d'octobre, novembre et décembre 1997
- que
la sociélé E à O a règlé les cedevances pour janvier, févzier,
juillet,
août,
septembre,
des mois de mars, avril, juin, octobre, noventre 1997 et Janvier 1998
- que
DONALD's, n'a règle que
rostant devoir dix menshalités.
tois d'agit, septembre 1997 et jarvier 1998,
C'est dire que Monsiaur COLLORAEI
qualité de
dirigeant de ces
sociétés,
a agi
aves
la plus entière bonne foi, puisqu'il a accepté les
prélèvements chaque
foi:
IC
rejetant
l'incapacité de fayer.
P a pastevementa
avait la trésorerie
règler les
prélèvements qua
lorsqu'il était dans
Par ailleurs, 1a
de 3 E0C 000 fra-ce de redevances dûes
inférieure au préjudice d'ores-et-déjà subi par les sociétés SEBOL,
Morsieur COLLORAFI
incormensurablement inférieure
celui qui continue d'étre généré chaque joui.
SUR LES FAUTES COMMISES PAR LA SOCIÉTÉ MC DONALD's
Absence de bonne foi dans ''exécution du contrat
Il convient de rappeler qu'aux terres de troisième paragraphe de l'article
1134 du CODE CIVIL
LES CONVENTIONS
* doivent étre exécutées de bonne ini »
La Cour de cassation a eu l'occasion dans ses célèbres arrêts du ler
décembre 1995 de rappeler à propos du probléme de
l'indétermination
prix, la très grande importande de l'article 1194 et de sor paragraphe 3.
Il apparait que la société ME DONALD'3 FRANCE a
agi a l'égard de l'ur de
des premiers iranchises avec une insigne mauvaise foi.
vainement, elle ee refugiera derriere l'absence de clause d'exciusivité.
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