Collo contre McDo

Cassation & CEDH · 04/04/2001

Cassation — ordonnance

Ordonnance rendue par la Cour de cassation dans le cadre de la procédure de référé.

Type
Décision de justice
Juridiction
La Cour de cassation
Date
04/04/2001
Parties
McDonald’s France c/ Bernard Collorafi

Synthèse

Fiche de synthèse

Ordonnance — Cour de cassation, Première présidence · 4 avril 2001

Aperçu : ordonnance rendue par Jean-Pierre Bouscharain, conseiller délégué par le premier président de la Cour de cassation, sur le pourvoi n° X 0014487 opposant la société McDonald's à Bernard Collorafi et aux sociétés SEBOL, B et O et Les Pins.

L'essentiel

Le pourvoi vise les arrêts de la Cour d'appel de Paris des 9 décembre 1998 et 8 mars 2000, ayant prononcé des condamnations réciproques. Se prétendant, après compensation, créancière d'une somme de 2 837 763,84 F, McDonald's France demande le retrait du pourvoi du rôle de la Cour. M. Collorafi et les sociétés s'y opposent, soutenant que l'exécution de l'arrêt entraînerait pour eux des conséquences manifestement excessives. L'ordonnance relève que les sociétés Les Pins, SEBOL et B et O n'ont plus d'activité depuis le 10 juin 1998, et que M. Collorafi justifie d'un revenu déclaré de 90 136 F en 1999 (88 353 F pour son épouse) et d'un immeuble grevé d'hypothèque au profit de McDonald's France. Elle conclut qu'il n'y a pas lieu de retirer le pourvoi du rôle.

Portée

Cette décision maintient le pourvoi et écarte la demande de retrait, en constatant la situation financière obérée du franchisé au stade de la cassation.

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COUR DE CASSATION PREMIERE PRESIDENCE Pourvoi n° X 0014487 Requête n° 3784/00 Ordonnance n° 93784 LEXTRAIT DES MINUTES DU SECRÉTARIAT GREFFE DE LA COUR DE CASSATION ORDONNANCE ENTRE: Société MAC DONALD'S SCP Delaporte et Briard, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation ET : Monsieur Bernard COLLORAFI La SA SEBOL La SARL B&O La SARL LES PINS 'SCP A. Bouzidi, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation Nous, Jean-Pierre BOUSCHARAIN, CONSEILLER DÉLÉGUÉ PAR LE. - PREMIER PRÉSIDENT DE LA COUR DE CASSATION, Assisté de Violaine PALOQUE, greffier, Avons rendu l'ordonnance ci-après, après avoir recueilli l'avis de M. Pierre Baechlin, avocat général ; Attendu que M COLLORAFI, la Société LES PINS, la Société SEBOL et la Société B&O se sont pourvus en cassation contre les arrêts en date des 09/12/1998 et 08/03/2000 par lesquels la Cour d'appel de Paris les a condamnés à payer certaines sommes à la Société MAC DONALD'S FRANCE, cette dernière étant condamnée à leur règler certaines sommes ; que, se prétendant, après compensation, créancière d'une somme de 2.837.763, 84 frs, la Société MAC DONALD'S FRANCE demande que le pourvoi soit retiré du rôle de la Cour ; que M. COLLORAFI et les Sociétés LES PINS, SEBOL et B&O s'opposent à cette mesure, soutenant que l'exécution de l'arrêt entraînerait pour eux des conséquences manifestement excessives ; Attendu que les Sociétés LES PINS, SEBOL, et B&O affirment que, depuis le 10/06/1998, elles n'ont plus d'activité ; que cette affirmation est compatible avec les énonciations des arrêts attaqués, ce qui permet de considérer qu'elles sont dans l'impossibilité d'exécuter l'arrêt ; qu'en ce qui concerne M. COLLORAFI, il justifie de ce que, en 1999, il a déclaré un revenu de 90.136 firs, son épouse déclarant un revenu de 88.353 frs ; quil justifie par ailleurs que l'immeuble dont les époux sont propriétaires, est grevé d'hypothèque au profit de la Société MAC DONALD'S FRANCE ; qu'en cet état, il apparait que l'exécution de l'arrêt entraînerait pour lui des conséquences manifestement excessives ; Que, dans ces conditions, il n'y a pas lieu de retirer, du rôle de la Cour, le pourvoi n° X 0014487; PAR CES MOTIRS DISONS n'y avoir lieu à retrait, du rôle de la Cour, du pourvoi n° X 0014487. Fait à PARIS, le 04/04/2001 LE GRAPFIER LE CONSEILLER DÉLÉGUÉ Violaine PALOQUE A LA MINUTE SUIVENT LES SIGNAŁURS COPIE CERTIFIÉE CONFORME U LE GREFFIER EN CHE DE LA COUR DE CASSATION Jean-Pierie BOUSCHARAIN C

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