Collo contre McDo

Correspondances · 04/02/2002

Contre-vérités (3)

Troisième note « Contre-vérités » : l’aide aux franchisés opposée au redressement des restaurants après l’éviction.

Type
Note argumentaire
Date
04/02/2002
Parties
McDonald’s France c/ Bernard Collorafi

Synthèse

Fiche de synthèse

Note « Contre-vérités » (3) — pièce du dossier Collorafi · 4 février 2002

Aperçu : Troisième note de la série « Contre-vérités » : elle oppose aux affirmations de McDonald’s — aider ses franchisés en difficulté, avoir résilié pour éviter à M. Collorafi de perdre davantage — les constatations de l’arrêt du 8 mars 2000 et le redressement des restaurants après l’éviction.

L’essentiel

La note relève que McDonald’s soutient, dans l’expertise amiable rédigée par SEPT et dans ses conclusions de première instance, « aider ses franchisés en difficulté financière », et écrit dans son mémoire en cassation avoir résilié les contrats pour « éviter à Monsieur Collorafi de perdre encore plus d’argent ». Elle y oppose deux éléments : d’une part, selon la note, l’arrêt du 8 mars 2000 retiendrait que M. Collorafi n’avait aucune chance de renouer avec la rentabilité, même en réinvestissant tous ses gains ; d’autre part, l’année suivant l’expulsion, McDonald’s aurait présenté un bilan positif des trois unités de restauration, avec une gestion jugée par les experts moins bonne que celle de M. Collorafi.

Portée

Note de contestation postérieure à l’arrêt d’appel : elle vise à établir la contradiction entre le discours de McDonald’s sur l’aide aux franchisés et la réalité économique constatée après la reprise des restaurants.

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Texte intégral

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CONTRE-VERITE 3 La Société McDonald'S indique dans son expertise amiable rédigée par SEPT : "La Société McDonald'S aide ses franchisés en difficulté financière". Elle reprend la même affirmation dans ses conclusions de première instance. Dans le mémoire déposé à la Cour de Cassation , la Société McDonald'S écrit : " La Société McDonald'S a résilié les contrats pour éviter à Monsieur COLLORAFI de perdre encore plus d'argent". Les Magistrats confirment dans l'Arrêt du 08 mars 2 000 que même si Monsieur COLLORAFI avait remis dans ses Sociétés tout ce qu'il avait gagné, cela ne suffisait pas à renouer avec la rentabilité et la trésorerie et n'avait aucune chance de s'en sortir. Rappelons que l'année suivant l'expulsion la Société McDonald'S a présenté un bilan financier positif des trois unités de restauration avec une gestion moins bonne que celle de Monsieur COLLORAFI selon les experts.

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