Texte obtenu par reconnaissance optique (OCR) du scan original, mise en page préservée. Reconnaissance automatique — des erreurs subsistent, surtout sur les fax dégradés. Le scan ci-dessus fait foi.
Cour d'Appel de Paris
Arrêt du 9 décembre 1998 - RG 1998 / 14119
SEBOL
c/
MAC DONALD'S FRANCE
Compte-rendu de la réunion d'expertise n° 1
le 2 Février 1999 à 15h00
Le présent compte-rendu ne contient ni conclusion, ni avis des experts. Il a
seulement pour objet de faire le point des déclarations échangées et des pièces
étudiées.
Si les parties relevaient, dans ce compte-rendu, des erreurs matérielles,
convient de le signaler, car le rapport peut les reprendre en tout ou partie.
1. PERSONNES PRESENTES
• Maitre CLEMENT, Conseil de l'Appelant
• M. COLLORAFI, Appelant
• Mme DE BORDA, Directeur Juridique représentant l'Intimée
• M. LE BOURDONNEC, Manager-Conseil Financier
représentant
l'Intimee
• Maître LELOUP, Conseil de l'Intimée
• Mme MAZIERES-VICECONTI, Responsable Juridique représentant
l'Intimée
• M. DUMONT, Expert
• M. MARTIN, Expert
• NI. FENARD, Collaborateur des experts
2. CADRE DE LA REUNION D'EXPERTISE
Cette première réunion d'expertise avait pour objet de présenter le
contexte, de préciser la mission confiée aux Experts et de faire le point
sur les documents nécessaires à leur mission.
i
Les experts ouvrent la séance en relisant les termes de la mission
confiée par la Cour d'Appel de Paris en date du 9 décembre 1998
Il est notamment récapitulé les questions posées aux experts, à savoir :
• Période antérieure au ler juillet 1997
Question 1.
Question 2.
Question 3.
dire « si Monsieur COLLORAFI avait réduit son salaire
en 1995 et 1996 de moitié et s'il avait laissé en compte-
courant tout ou partie des dividendes perçus ces années
là, dans la société SEBOL et si, dans la société B et O (la
Cour n'ayant pas d'éléments d'information sur les
salaires
éventuellement perçus
par
Monsieur
COLLORAFI et son épouse au titre de cette société) il
avait fait un apport en compte-courant en 1997, cela
n'aurait pas permis à ces deux sociétés d'atteindre le
seuil de rentabilité annuelle, qui est le chiffre d'affaires
permettant d'équilibrer l'exploitation, en 1996 et 1997, »
«dire si l'avenant du contrat de la société B et O précité
est intervenu à bonne date ou trop tard et était suffisant
si Monsieur COLLORAFI réduisait son salaire dans la
société B et O, si toutefois il en a perçu de cette société, »
dire « si l'ouverture du restaurant «Antibes-Nord » a
permis de transférer partiellement des charges fixes de
la société SEBOL à la société B et O comme l'affirme
M. GANDUR dans son rapport annuel rédigé à la
demande de Monsieur COLLORAFI (cf. page 24) ; »
Question 4.
«Qu'enfin lesdits experts judiciaires seront invités à
présenter une synthèse de fonctionnement des société
SEBOL et société B et O considérées comme
une unité
économique du fait de l'intérêt commun des parties à les
voir fonctionner
comme
telle pour
la
période
considérée; »
Période postérieure au ler juillet 1997
Question 5.
dire « si, le nouveau restaurant « Antibes-Ouest » était
viable en lui même ou si, comme la société
Mc DONALD'S l'a ouvert en même temps que celui de
Vallauris, ce qui n'est pas un hasard mais montre
qu'elle avait envisagé une « synergie» entre ces deux
restaurants,
sa rentabilité n'avait pas été appréciée à
priori
dans
un ensemble
«Antibes-Ouest »
« Vallauris»
dont la société Me DONALD'S a,
contrairement à ce qui semble avoir été ses prévisions,
confié la location-gérance à deux personnes différentes, .
le
restaurant
«Antibes-Ouest»
n'étant que le
complément de la locomotive « Vallauris »; »
Question 6.
dire « si,
compte tenu de la situation financière de
l'ensemble « Carrefour » . « Antibes Nord » et du fait que
Monsieur
COLLORAFI prétendait ne pas pouvoir
financer le contrat « Straight licence » d'Antibes-Ouest,
la société
Mc DONALD'S a fait un «cadeau
empoisonné » à Monsieur COLLORAFI, comme celui-ci
semble le prétendre, ou si au contraire celle-ci a voulu
lui donner une chance supplémentaire de s'en sortir; »
Question 7.
Question 8.
«Considérant que les experts devront donner leur avis
sur la
cohérence de gestion financière globale de
Monsieur COLLORAFI dans les trois sociétés jusqu'au
ler janvier 1998;
«Considérant que les experts donneront leur avis sur les
comptes des sociétés SEBOL, B et O et LES PINS, entre le
ler janvier
1998 et le 10 juin 1998, date de leur
expulsion; »
Question 9.
«Considérant qu'en revanche,
les experts devront
donner leur avis sur une autre affirmation contenue
dans le document :
« Objectif N°3 »: rentabiliser les Restaurants
Avec la repartition des charges administratives sur
plusieurs restaurants, nous allégerons les charges
d'administration »
"...; qu'en d'autres termes, les experts devront dire si
l'augmentation des redevances cumulées des trois
restaurants pouvait être compensée par la baisse des
charges d'administration de ceux-ci ;»
Les parties ont par la suite présenté le contexte et la procédure judiciaire
aux experts et échangé un certain nombre de points de vue.
DOCUMENTS D'EXPERTISE
Documents remis lors de la réunion
Il est remis, aux experts, copies des rapports amiables GANDUR et
DUMONTIER.
Me CLEMENT, conseil des Appelants, communique également,
chacun des experts, copie de son dossier de plaidoirie (non complet).
Documents demandés
Un certain nombre de documents se révèlent nécessaires à l'analyse de
la situation et des faits dénoncés par l'une ou l'autre des parties. Ces
documents sont :
Pour l'Appelant:
• le dossier de plaidoirie complet de Me CLEMENT, conseil de
l'Appelant,
• les comptes annuels des sociétés SEBOL (de 1993 à 1998), B&O (de 1996
à 1998) et LES PINS (de 1997 à 1998) ainsi que les déclarations DAS
afférentes,
• les comptes annuels du GIE, de 1993 à 1998, ainsi que les déclarations
DAS afférentes.
Pour l'Intimée:
• le dossier de plaidoirie de Me LELOUP, conseil de l'Intimée,
• les comptes de résultat (P&L mensuels), depuis l'origine, des sociétés
exploitant les restaurants « VALLAURIS » et « ANTIBES OUEST »,
• les business plans
des
fonds de restauration « CARREFOUR »,
«ANTIBES NORD », « ANTIBES OUEST » et « VALLAURIS »,
• les comptes annuels de la société M.A.R. (Mac Donald's Antibes
Restaurant) de 1998 ainsi que la déclaration DAS afférente.
i
4. POURSUTTE ET MODALITES DES OPERATIONS D'EXPERTISE
Sur les pièces demandées :
Les experts et les parties en présence conviennent ensemble que les
pièces demandées devront parvenir à chacun des experts, au plus tard
fin février
Il est également convenu que Me CLEMENT communiquera, aux
experts ainsi qu'à Me LELOUP, un dire, précisant la position de
l'appelant sur chacune des questions de l'expertise, avant le 15 mars.
Me LELOUP adressera aux experts un dire en réponse, pour fin mars.
Sur une deuxième réunion d'expertise
Les experts et les parties en présence conviennent ensemble de
convoquer une deuxième réunion d'expertise dans les locaux de
M. MARTIN le :
Mercredi 14 avril 1999 à 15h00,
101, rue de Prony
75017 - Paris
Paris, le 9 février 1999
Pour les experts, l'un d'eux,
Jean-kúc DUMONT
Expert Financier près la Cour d'Appel de Paris
Faites défiler dans le cadre pour lire la transcription complète — le texte intégral reste présent sur la page.