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Monsieur Alain MARTIN
Expert
101, rue de Prony
75017 PARIS
Monsieur Jean-Luc DUMONT
Expert
15, rue Beaujon
75008 PARIS
Cour d'Appel de Paris
Arrêt du 9 décembre 1998 - RG 1998 / 14119
SEBOL
c/
MAC DONALD ' S FRANCE
Compte-rendu de la réunion d'expertise n° 2
le 11 mai 1999 à 15h00
Le présent compte-rendu ne contient ni conclusion, ni avis des experts. Il a
seulement pour objet de faire le point des déclarations échangées et des pièces
étudiées.
Si les parties relevaient, dans ce compte-rendu, des erreurs matérielles, il convient
de le signaler, car le rapport peut les reprendre en tout ou partie.
1. PERSONNES PRESENTES
• Maître CLEMENT, Conseil de l'Appelant
• M. COLLORAFI, Appelant
• Mme DE BORDA, Directeur Juridique représentant l'Intimée
• M. LE BOURDONNEC,
Manager-Conseil Financier représentant
l'Intimée
• Maître LELOUP, Conseil de l'Intimée
• Mme MAZIERES-VICECONTI, Responsable Juridique représentant
l'Intimée
• M. DUMONT, Expert
• M. MARTIN, Expert
• M. FENARD, Collaborateur des experts
CADRE DE LA REUNION D'EXPERTISE
Cette deuxième réunion d'expertise avait pour objet de discuter sur les
éléments de réponse aux questions posées aux experts, d'entendre les parties
sur leurs dires et de faire le point sur les compléments d'informations utiles
aux experts pour mener à bien leur mission. En fin de séance, il a été précisé
les prochaines dates importantes de l'expertise (cf. §4).
DEROULEMENT DE LA REUNION D'EXPERTISE
Les experts passent en revue les questions qui leur sont posées et discutent
avec les parties des éléments retenus pour y répondre. Ces discussions
permettent aux parties d'apporter les précisions utiles aux experts dans leur
appréhension des questions.
Les principaux éléments relevés sont exposés ci-après, question par
question.
Il convient avant tout, de rappeler que les questions numérotées de 1 à 4
concernent la période antérieure au Ier juillet 1997 (date correspondant
approximativement
à
l'ouverture des restaurants Antibes-Ouest et
Vallauris) alors que celles numérotées de 5 à 10 concernent la période
postérieure au 1er juillet 1997. Ainsi, pour répondre aux quatre premières
questions, les analyses devront considérer pour 1997, une période de 6 mois,
s'étalant du ler janvier au 30 juin.
Question 1
• dire « si Monsieur COLLORAFI avait réduit son salaire en 1995 et 1996
de moitié et s'il avait laissé en compte-courant tout ou partie des
dividendes perçus ces années là, dans la société SEBOL et si, dans la
société B et O (la Cour n'ayant pas d'éléments d'information sur les
salaires éventuellement perçus par Monsieur COLLORAFI et son épouse
au titre de cette société) il avait fait un apport en compte-courant en 1997,
cela n'aurait pas permis à ces deux sociétés d'atteindre le seuil de
rentabilité annuelle, qui est le chiffre d'affaires permettant d'équilibrer
l'exploitation, en 1996 et 1997, »
• Pour répondre à cette question, il convient de procéder à des
retraitements sur le salaire et les dividendes de B. COLLORAFI. Les
montants retenus en termes de salaires et de dividendes en 1995, 1996 et
1997 sont confirmés par les parties.
Question 2
• «dire si l'avenant du contrat de la société B et O précité est intervenu à
bonne date ou trop tard et était suffisant si M. COLLORAFI réduisait son
salaire dans la société B et O, si toutefois il en a perçu de cette société, »
• Une discussion est apparue sur la politique de redevance de MAC
DONALD'S. Il est fait le constat d'une augmentation de la redevance
minimum due dans B&O par rapport à celle due dans SEBOL. Les
représentants de MAC DONALD'S précisent, à ce titre, que la redevance
minimum est directement liée au coût de l'investissement de MAC
DONALD'S et que celui-ci est beaucoup plus élevé pour « Antibes Nord »
(B&O) que pour
«centre commercial Carrefour » (SEBOL). Il est
également précisé que l'objectif de cette politique de redevance est un
retour sur investissement, pour l'exploitant, de 30 à 40%, et pour MAC
DONALD'S, de 20%.
Les dispositions financières prévues dans le contrat de location gérance
conclu entre B&O et MAC DONALD'S, avant et après l'avenant, sont
rappelées. Elles n'appellent pas de commentaires particuliers de la part
des parties.
Question 3
• dire « si l'ouverture du restaurant « Antibes-Nord » a permis de transférer
partiellement des charges fixes de la société SEBOL à la société B et O
comme l'affirme M. GANDUR dans son rapport annuel rédigé à la
demande de Monsieur COLLORAFI (cf. page 24) ; »
• Une discussion est intervenue sur l'évolution des charges fixes de
SEBOL, de 1995 à 1997, à partir du rapport de M. GANDUR, du tableau
joint au dire n°1 de Me CLEMENT en élément de réponse à la troisième
question, et d'un tableau complémentaire qui redéfinit les frais
d'administration par rapport au précédent tableau (annexe n°190 du dire
n°3 de Me CLEMENT).
Dans son rapport, M. GANDUR constate une économie de charges fixes
entre 1995 et 1996, et entre 1995 et 1997, qui se décompose comme suit :
Economie de charges fixes totale
par rapport à 1995
Economie attribuable à l'ouverture
de Quick
Economie attribuable à l'ouverture
d'Antibes Nord et Ouest, et de
Vallauris
Le tableau qui présente ces montants, est indiqué en page 23 du rapport de M. GANDUR.
Le tableau joint au dire n°1 de Me CLEMENT retrace l'évolution des
charges fixes de 1993 à 1998, dans SEBOL, B&O (à partir de 1996) et
LES PINS (à partir de 1997), et de manière consolidée à partir de 1996.
Il ressort de l'analyse de ce tableau une interrogation concernant
l'évolution du poste : « salaires managers », entre 1995 et 1996 et entre
1996 et 1997. Il semble que, certaines années, ce poste inclut le salaire
des équipiers. Il est demandé à B. COLLORAFI d'apporter des précisions
à ce sujet.
Le tableau indiqué en pièce 190 annexée au troisième dire de
Me CLEMENT reprend le tableau précédent pour ce qui concerne
l'évolution des seuls frais administratifs en intégrant dans ces frais les
charges fixes qui étaient affectées en charges fixes non contrôlables
auparavant.
B. COLLORAFI présente le détail des frais administratifs occasionnés
par la gestion des trois restaurants concernés, en évalue les montants et
rapproche le montant total obtenu du salaire qu'il percevait. Par ailleurs,
il est répondu aux experts par MAC DONALD'S, que les frais
administratifs observés en moyenne chez les franchisés s'élèvent à
420 KF par an.
Au vu de ces analyses, un certain nombre de précisions se révèlent
nécessaires pour que les experts mènent à bien leurs investigations et
répondent à cette troisième question. Il convient donc d'obtenir des
informations complémentaires sur :
• l'évolution du poste « salaires managers et charges sociales »,
• la nature des frais économisés lors de l'ouverture d'un second
restaurant.
Par ailleurs, dans la mesure où cette question porte sur la période
antérieure au 31 juillet 1997, il est demandé à B. COLLORAFI de
décomposer les comptes 1997 sur les 6 premiers mois de l'année, de façon
à pouvoir analyser l'évolution des charges fixes de SEBOL en 1997 en
prenant en compte uniquement l'impact de l'ouverture d'Antibes Nord
(B&O).
Question 4
• «Qu'enfin lesdits experts judiciaires seront invités à présenter une
synthèse de fonctionnement des société SEBOL et société B et O
considérées comme une unité économique du fait de l'intérêt commun des
parties à les voir fonctionner comme telle pour la période considérée; »
› Cette question de synthèse n'appelle pas de commentaires particuliers.
Question a
• dire « si, le nouveau restaurant « Antibes-Ouest » était viable en lui même
ou si, comme la société MC DONALD'S l'a ouvert en même temps que celui
de Vallauris, ce qui n'est pas un hasard mais montre qu'elle avait
envisagé une « synergie » entre ces deux restaurants, sa rentabilité n'avait
pas été appréciée à priori dans un ensemble «Antibes-Ouest»
«Vallauris » dont la société MC DONALD'S a, contrairement à ce qui
semble avoir été ses prévisions, confié la location-gérance à deux personnes
différentes, - le restaurant « Antibes-Ouest » n'étant que le complément de
la locomotive « Vallauris »; ».
• La discussion autour de cette question semble clarifier la situation :
• les résultats de Vallauris sont moins bons que ceux de Antibes Ouest,
• indépendamment d'un jugement sur la viabilité de Antibes Ouest, les
deux parties s'accordent à dire que l'attribution de Vallauris à
M. COLLORAFI n'aurait pas modifié
la
situation financière
Antibes Ouest.
Question 6
• dire « si, compte tenu de la situation financière de l'ensemble « Carrefour »
- «Antibes Nord » et du fait que Monsieur COLLORAFI prétendait ne pas
pouvoir financer le contrat « Straight licence » d'Antibes-Ouest, la société
Mc DONALD'S a fait un « cadeau empoisonné » à Monsieur COLLORAFI,
comme celui-ci semble le prétendre, ou si au contraire celle-ci a voulu lui
donner une chance supplémentaire de s'en sortir; »
• Les discussions précédentes (cf. question 5) amènent les parties à dire
que Antibes Ouest n'était pas un « cadeau empoisonné ». B. COLLORAFI
précise qu'il ne conteste pas l'utilité, pour MAC DONALD'S, d'ouvrir
Antibes Ouest mais il lui paraissait naturel que son exploitation lui soit
confiée ainsi que celle de Vallauris, dans la mesure où ces deux
restaurants se situaient dans sa zone de chalandise.
Question 7
• « Considérant que les experts devront donner leur avis sur la cohérence de
gestion financière globale de Monsieur COLLORAFI dans les trois sociétés
jusqu'au ler janvier 1998; ».
• Une discussion est intervenue sur la comparaison de la gestion de
B. COLLORAFI, avec celle de la société MAR d'une part, avec celle de la
moyenne des franchisés d'autre part. Deux tableaux illustrant ces
comparaisons avaient été communiqués aux experts dans le dire de Me
LELOUP du 16 avril 1999 (annexes E1 et E2).
Venant en complément des points déjà abordés en réponse à la question
3, la question 7 relance la discussion autour des frais administratifs et
des niveaux de profit après dépenses contrôlables (PAC) des restaurants
gérés par B. COLLORAFI.
Il est d'ailleurs rappelé que les frais administratifs enregistrés par la
moyenne des locataires gérants s'élèvent à environ 420 KF par an.
B. COLLORAFI relativise les résultats de la société MAR du 2ème
semestre 1998 en indiquant que MAC DONALD'S a bénéficié d'une
baisse du coût de ses matières premières et d'une augmentation des prix
de vente de ses produits. Le complément à son troisième dire que Me
CLEMENT communique aux experts ainsi qu'à Me LELOUP, en début de
réunion, traite notamment de ce point.
Les commentaires formulés par ailleurs par les parties sur cette question,
sont repris dans leurs dires.
Question 8
i «Considérant que les experts donneront leur avis sur les comptes des
sociétés SEBOL, B et O et LES PINS, entre le ler janvier 1998 et le 10
juin 1998, date de leur expulsion; ».
• Cette question n'appelle pas de remarques particulières. Les discussions
menées sur cette question, qui portent notamment sur les frais
d'administration, sont exposées dans les dires des parties.
Question 9
• «Considérant qu'en revanche, les experts devront donner leur avis sur une
autre affirmation contenue dans le document :
« Objectif N°3 »: rentabiliser les Restaurants
Avec la répartition des charges administratives sur plusieurs restaurants,
nous allégerons les charges d'administration ».
«...; qu'en d'autres termes, les experts devront dire si l'augmentation des
redevances cumulées des trois restaurants pouvait être compensée par la
baisse des charges d'administration de ceux-ci ;».
• En dehors des remarques sur les charges d'administration évoquées en
analysant les tableaux du rapport de M. GANDUR, cette question
n'amène pas d'autres commentaires des parties.
Question 10
• « Considérant enfin que dans ce document de candidature des sociétés
SEBOL et B&O, Monsieur COLLORAFI annonçait comme un de ses
quatre objectifs :
« Objectif Nº2 : Augmentation du chiffres d'affaires
Notre souci actuel est d'augmenter très rapidement le chiffre d'affaires
pour atteindre les seuils minimums de rentabilité »;
Que dès lors, la société Mc DONALD'S devra expliquer selon quels calculs
précis elle a pensé qu'en attribuant le restaurant « Antibes-Ouest » à
Monsieur Collorafi, elle lui permettrait d'atteindre son « objectif n°2 »».
• Cette question, à laquelle il appartient à la société MAC DONALD'S de
répondre, ne suscite pas de commentaires particuliers.
DOCUMENTS D'EXPERTISE
Documents remis lors de la réunion
• Les experts communiquent aux parties une copie de la demande de
provision complémentaire, en date du 22 mars 1999, qu'ils ont adressée à
la Cour d'Appel de Paris.
• Me CLEMENT, conseil des Appelants, communique aux experts ainsi
qu'à Me LELOUP, une annexe au dire N°3, en date du 11 mai 1999.
Documents demandés
Pour l'Appelant :
» Les comptes de résultat mensuels des sociétés SEBOL, B&0 et LES PINS
et consolidés, pour l'année 1997, selon la présentation des tableaux
élaborés par M. GANDUR (cf. question 3).
› Les précisions afférentes au poste «salaires managers et charges
sociales » (cf. question 3 : tableaux M. GANDUR).
Pour les parties:
› Toutes précisions utiles aux experts pour juger de la gestion financière de
B. COLLORAFI telles que, nature des frais fixes économisés lors de
l'ouverture d'un second restaurant, montant du salaire et des frais
administratifs de la moyenne des locataires gérants, etc.
POURSUITE ET MODALITES DES OPERATIONS D'EXPERTISE
Sur la remise aux parties d'un premier pré-rapport d'expertise
Les experts indiquent aux parties qu'ils attendent de la Cour, l'ordonnance
de la consignation de la provision complémentaire pour continuer les
travaux d'expertise.
Néanmoins, dans l'hypothèse probable d'une ordonnance à fin mai et d'une
consignation des parties dans les meilleurs délais, il est convenu de
communiquer aux parties un premier pré-rapport pour le 15 juin 1999.
Les experts ont reçu un dire de Me CLEMENT, en date du 3 juin 1999, qui apporte une partie
des précisions demandées à M. COLLORAFI lors de la réunion d'expertise.
Sur la troisième réunion d'expertise
Dans la mesure où l'échéance du 15 juin peut être respectée, les experts et
les parties en présence conviennent ensemble de convoquer une troisième
réunion d'expertise afin d'entendre les parties sur le premier pré-rapport
d'expertise le :
Jeudi 15 juillet 1999 à 15h00,
101, rue de Prony
75017 - Paris
Sur la remise aux parties d'un deuxième pré-rapport d'expertise
Suite à la troisième réunion d'expertise, il est prévu de communiquer aux
parties un deuxième pré-rapport d'expertise pour le 25 juillet 1999.
Sur la quatrième réunion d'expertise
Les experts et les parties en présence conviennent ensemble de convoquer
une quatrième réunion d'expertise afin d'entendre les parties sur le
deuxième pré-rapport d'expertise le :
Mercredi 8 septembre 1999 à 15h00,
101, rue de Prony
75017 - Paris
Sur la demande de prorogation de délai
Les experts, en accord avec les parties, feront une demande de prorogation de
délai pour déposer leur rapport, afin de permettre aux parties d'exprimer
leurs éventuelles observations sur le deuxième rapport d'expertise.?
Paris, le 9 juin 1999
Pour les experts, l'un d'eux,
Jean-Luc DUMONT
Expert Finanqier près la Cour d'Appel de Paris
Les experts ont adressé à la Cour, en date du 17 mai 1999, une demande de prorogation de
délai, pour déposer le rapport au 25 octobre 1999.
Une télécopie de Me CLEMENT, en date du 7 juin 1999, faisant part aux experts de la
réunion convoquée par Madame le Conseiller de la mise en état le 7 juin, indique que la Cour
aurait prorogé le délai, pour déposer le rapport, au 30 septembre 1999.
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